CENTRALE NATIONALE
DES EMPLOYES

Section de l'UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES


On n'arrête pas les idées justes !


La bataille sémantique à mi chemin du Plan d'Action Syndical, bat son plein dans les médias. La liberté des travailleurs de se rendre sur leurs lieux de travail.

Le libéralisme vous place toujours sous le nez son grand gri-gri qui a nom LIBERTE !
Considérons bien ceci qu’« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit »
(Henri LACORDAIRE, XIX ème S.).
Les travailleurs ont toujours lutté pour des droits, leur émancipation, non pour La Liberté qui, elle, abstraite et complaisante aux puissants, fut toujours l’étendard de la grande bourgeoisie.
Il importe ici de bien s’aviser de deux choses.
Premièrement qu’il n’y a de liberté à entendre qu’au sens positif : liberté de faire quoi, avec quels moyens, dans quel objectif ?
La liberté n’étant pas le caprice, qui consiste à faire ce que l’on veut quand on veut comme on veut. Comme disait Sartre, la liberté est existence avant que d’être essence.
C’est le concret avant l’idée.
Si je prends la liberté d’expression, force m’est de constater qu’elle nécessite des moyens, au rang desquels on citerait notamment :

  • Maîtrise de la langue, des codes (voir le travail des premiers Sophistes)
  • Accès à l’audience (médias…)
  • Temps et moyens pour s’informer, se forger une opinion
  • Du point de vue symbolique : être reconnu à part entière comme un interlocuteur valable.

D’où l’on voit que ce n’est pas toujours simple…
D’autant que la langue est aussi un instrument de pouvoir, du pouvoir, dont le pouvoir veut se réserver l’usage : il y a ce passage dans « De l’autre côté du miroir et ce qu’Alice y trouva » (Lewis CAROLL) qui le souligne avec humour :
« Lorsque j’emploie un mot, répliqua Humpty Dumpty d’un ton de voix quelque peu dédaigneux, il signifie exactement ce qu’il me plaît qu’il signifie, ni plus, ni moins. La question, dit Alice, est de savoir si vous avez le pouvoir de faire que les mots signifient autre chose que ce qu’ils veulent dire. La question, riposta Humpty Dumpty, est de savoir qui sera le maître…, un point, c’est tout. »
De plus : quel travailleur est libre de s’exprimer face à son patron ? Où l’on voit que les droits syndicaux se placent où la liberté n’existe pas.
Quel journal est libre de s’exprimer à l’égard d’une entreprise qui le finance par la publicité ? Où l’on voit pourquoi de grands PDG achètent des organes de presse, ou cherchent à s’en assurer le contrôle, un des exemples les plus criants se nommant Berlusconi.
C’est ce qui annonce le…

Deuxièmement : il est malhonnête de parler de liberté là où règne la dépendance. Si mes moyens d’exister dépendent de quelqu’un, il va sans dire que celui-là peut m’imposer de ne m’exprimer que selon ce qu’il tolère d’entendre. Il en va ainsi de nombre d’organes de presse dont la prétendue indépendance devrait être soumise à examen, mais aussi du travailleur dont le revenu dépend de celui qui l’emploie, du ménage qui ne possède pas de logement…
La dépendance est le lieu de la domination et, partant, tout ce qui est de nature à accroître l’indépendance, les services publics, les allocations sociales, entre autres choses, a vocation de diminuer le poids de cette domination.
Ce sont des outils d’émancipation. Ils relèvent de ces libertés progressivement conquises à coups de droits aux plans civique, politique et social.

Les 10 droits élémentaires du travailleur en grève, selon PNL. Progress Lawyers Network

1 Droit de grève. "Les travailleurs ont le droit d'arrêter collectivement le travail pour faire valoir leurs droits et leurs revendications. Ce droit est reconnu par une série de dispositions internationales, européennes et nationales. Il comporte aussi tous les accessoires nécessaires à la réussite de l'action collective : les piquets de grève, les piquets de zoning, les occupations, les grèves de solidarité, etc. Il s'agit d'un droit qui doit pouvoir être exercé effectivement par les travailleurs."

2. Huissier de justice à un piquet de grève. "Les travailleurs en grève qui voient un huissier de justice arriver, peuvent éviter tout contact avec lui et ne sont pas obligés de lui prêter assistance pour l'accès aux lieux. Il ne faut rien dire à un huissier de justice parce que, même s'il ne note rien sur le moment, il a soit un enregistreur de poche, soit une bonne mémoire qui lui permettra ensuite de faire un constat écrit (c'est la raison de son intervention). Par ailleurs, un huissier de justice qui veut s'adresser à un travailleur ou qui veut lui remettre un acte, doit pouvoir l'identifier. Les travailleurs peuvent refuser de donner leur nom à un huissier de justice."

3. Contrôle d'identité. "Le fonctionnaire de police en uniforme peut contrôler l'identité. S'il est en tenue civile, il doit se légitimer (carte, brassard). Le policier doit avoir une raison légale pour contrôler votre identité (perturbation de l'ordre public ou délit). Les pièces d'identité doivent lui être remises. Après vérification de l'identité, elles doivent être immédiatement rendues à l'intéressé. Faire grève ou exprimer son opinion est un droit et ne constitue donc pas une atteinte à l'ordre public ou un délit."

4. Manifester est un droit fondamental. "Se rassembler en plein air - appellation officielle d'une manifestation - est un droit constitutionnel, en lien avec le droit à la liberté d'expression."

5. Arrestation administrative. "Les policiers peuvent arrêter les personnes qui commettent un délit ou une atteinte à l'ordre public. Quand une personne n'est pas accusée d'avoir commis un délit, l'arrestation est administrative et ne peut dépasser 12 heures. Celle-ci doit être inscrite dans le registre des arrestations administratives que la personne arrêtée signe à son entrée et à sa sortie."

6. Arrestation judiciaire. "Quand une personne est accusée d'avoir commis un délit, cette arrestation peut durer 24 heures au maximum, sauf si, avant l'expiration du délai de 24 heures, le juge d'instruction délivre un mandat d'arrêt ou ordonne une seule prolongation de 24 heures au maximum."

7. Interrogatoires. "Chaque personne a le droit absolu de se taire. Il n'y a aucune obligation de faire une déclaration ou de signer quoi que ce soit. Les déclarations sont souvent utilisées contre l'intéressé et ses collègues. Le mieux, c'est de se limiter à la phrase suivante : je défends mes droits et ne désire pour le reste pas faire de déclaration. Lors d'un interrogatoire par la police, vous avez le droit d'être assisté par un avocat."

8. Fouille. "Fouille de sécurité : on cherche des objets dangereux. Fouille judiciaire : on cherche un objet en relation avec un délit dont vous êtes soupçonné. S'il n'y a pas de raison précise, la police n'a pas le droit de fouiller. La mise à nu est un abus de pouvoir. Il est conseillé de ne pas prendre de carnet d'adresses lors d'une action. La police pourrait porter beaucoup d'intérêt aux noms qui y figurent."

9. Prise de photos par la police ou d'autres. "Prendre des photos sans autorisation est une atteinte à la vie privée. Il n'est pas normal que l'on finisse par figurer dans un album de la police ou un fichier d'une entreprise privée, suite à une arrestation administrative dans le cadre d'une grève ou d'une action syndicale. Il faut protester contre ces prises de photos."

10. Défendez vos droits et protestez. "Si la police va trop loin (par exemple, injures, coups, fouilles humiliantes), prenez immédiatement contact avec un avocat pour voir comment réagir. En cas de coups, consultez immédiatement un médecin afin d'obtenir un certificat décrivant de manière détaillée les lésions. Gardez des contacts (adresses, téléphones, e-mail) avec les autres participants à l'action pour avoir un nombre suffisant de témoignages en cas de besoin."

Conclusion des "avocats progressistes" de PNL : "La grève est un droit. Il ne faut pas se laisser intimider par la police ou par un huissier de justice."

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A l'UCL (LLN) et l'ULB le 02 et à Saint-Louis (Bxl) le 03 décembre.

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Chères collègues,
Chers collègues,

Comme vous le savez, le front commun syndical a annoncé un plan d'actions :
 Le lundi 8 décembre sera une journée de grève régionale sur Bruxelles et sur les deux Brabant.
 Le lundi 15 décembre sera une journée de grève nationale.

La Communauté Universitaire (tous corps confondus) sera touché par les mesures du gouvernement.

Les organisations syndicales en Front Commun vous invitent à une Assemblée Générale
ce mardi 2 décembre de 12h à 14h
Auditoire Lameere (UB2.252A)

afin de fournir des explications et répondre à vos interrogations.

La participation du personnel (syndiqués ou non) aux Assemblées Générales est couverte par la convention régissant la Délégation Syndicale.
Cette participation est assimilée au temps de travail. On ne peut pas vous empêcher d'y participer sans motif impérieux.

Pour la CGSP-PATGS,         Pour la CGSP-Enseignement,          Pour la CNE-ULB,         Pour la CGSLB
     Christian Van Loo                   Esteban Martinez-Garcia                 Patrick Resier            Michel Friedmann
 

Un travail de la CNE Université / Recherche

Le texte complet de l’accord du gouvernement fédéral est consultable sur le site :
http://www.premier.be/fr/accord-de-gouvernement
Nombre de publications ont exposé l’ensemble des chapitres de cet accord. Cet article est essentiellement limité à la présentation des mesures qui s’appliqueraient aussi au personnel des universités, si les intentions du gouvernement devaient être transposées telles quelles dans des textes légaux à adopter par la Chambre, malgré les importantes protestations actuelles.
Par ailleurs, il faut se souvenir que le personnel des universités subventionnées est soumis, soit aux règles du secteur privé, soit du secteur public, en fonction des sujets abordés et des catégories de personnel. D’où la difficulté d’indiquer avec certitude, selon les cas, quelles catégories de personnel sont — ou non — concernées. Nous avons néanmoins tenté l’exercice.

1. Les mesures de l’accord et leur impact sur le personnel des universités subventionnées
N.B. Ce qui figure ci-après en italiques est repris textuellement de l’accord de gouvernement.

Les mesures envisagées dans l’accord du 10 octobre 2014 Personnels concernés
Rémunération  
Suppression d’une indexation des salaires et des allocations sociales à hauteur de 2 % en 2015 (saut d’index) Tous : Académiques, Scientifiques & ATGS
Carrière  
Mise en place d’un « compte carrière » pour accumuler du temps et/ou une
rémunération, qui peuvent être ensuite utilisés pour interrompre temporairement
leur carrière ou pour compléter la pension légale
ATGS & Scientifiques temporaires
Réviser la convention collective sur le télétravail pour un meilleur équilibre vie privée et vie professionnelle et pour une solution partielle aux problèmes de mobilité ATGS & Scientifiques temporaires
Crédit–temps  
Suppression de l’allocation pour le crédit temps sans motif ATGS & Scientifiques temporaires
Suppression de l’assimilation pour le calcul de la pension du crédit temps sans motif ATGS & Scientifiques temporaires
Report à 60 ans au lieu de 55 ans, à partir du 1er janvier 2015 du crédit temps
fin de carrière
ATGS
Fin de carrière  
A partir du 1er janvier 2015, relèvement de 60 à 62 ans de l’âge pour le régime
de chômage avec complément d’entreprise (anciennement, prépension)
ATGS
Pour bénéficier de la pension anticipée, les conditions sont portées de 39 à 41
années de carrière en 2017 et à 42 années en 2019 ; la condition d’âge (61 ans
en 2014) passe à 62,5 ans en 2017 et à 63 ans en 2018.
ATGS
Pension  
Suppression du bonus pension à partir du 1er janvier 2015 Tous
Elaboration d’une nouvelle réforme des pensions, fondée sur les dix principes de la Commission de réforme des pensions Tous
Rapprochement des systèmes de pension publique et privé Académiques & Scientifiques définitifs
Réexamen des droits à la pension d’Etat calculés actuellement avec un tantième
préférentiel
Académiques & Scientifiques définitifs
Le calcul de la pension doit être basé sur les revenus du travail de toute la carrière et pas uniquement sur la fin de carrière Académiques & Scientifiques définitifs
Age de la retraite porté à 66 ans en 2025 et à 67 ans en 2030 Tous
Incapacité de travail  
Elaboration d’un plan de réinsertion trois mois après le début de l’incapacité de travail ATGS & Scientifiques temporaires
Réduction du précompte professionnel des chercheurs  
Le gouvernement pérennisera la dispense de précompte professionnel en faveur
des chercheurs.
Mesure favorable aux budgets des universités.

 2. La politique scientifique revisitée dans l’accord
N.B. Les mentions en italiques sont intégralement reprises du texte de l’accord de gouvernement.
Le récent accord de gouvernement a annoncé une réforme de la Politique scientifique fédérale ayant des effets sur le fonctionnement de l’institution, le financement de la recherche et in fine, les priorités en matières de recherches fédérales.
Si le gouvernement estime primordial de continuer à financer la recherche fondamentale, il apparait cependant que cette disposition devrait être mise en oeuvre avec des ajustements.
Concernant le fonctionnement de l’institution elle-même, le Service Public de Programmation (SPP) de la Politique scientifique est supprimé. Dorénavant, il sera intégré comme une direction générale. De plus, la structure des établissements scientifiques fédéraux (Archives de l’Etat, dont le Centre d’études et de documentation Guerre et sociétés
contemporaines, la Bibliothèque royale, l’Institut d’Aéronomie spatiale, l’Institut météorologique, le Musée de l’Afrique centrale, …) sera modernisée et harmonisée de manière à assurer l’autonomisation des différents établissements tout en partageant des services (e.g. B&B, ICT, logistique, gardiennage, traductions, etc). Une collaboration avec des acteurs privés, d’autres autorités publiques et des institutions académiques est envisagée.
En ce qui concerne le financement de la recherche, on peut mentionner, à titre d’exemples, un inventaire des aides, primes et subsides fédéraux consacrés à la recherche à tous les niveaux de pouvoir sera réalisé mais également l’élargissement de la déductibilité fiscale pour les recettes de brevet aux recettes des licences de logiciels sera examiné dans un cadre budgétairement neutre. On peut également mettre en évidence un souci de simplification administrative : la notification des projets de recherche par des sociétés doit pouvoir se faire par un guichet électronique ou encore le maintien de la dispense du précompte professionnel en faveur des chercheurs.

Enfin, sur les priorités du gouvernement en matière de recherche et compte tenu de l’indéniable retour sur investissement des activités spatiales pour l’économie et la société, la participation de la Belgique aux programmes spatiaux européens continuera à bénéficier d’un soutien continu des pouvoirs publics. Les ressources seront cependant regroupées
au sein d’un Office interfédéral pour l’Espace associant les Régions. De plus, une meilleure concordance politique vis-à-vis des Régions est recherchée en matière de recherche et de service public scientifique.
Ces diverses modifications des structures et du fonctionnement de l’institution soulèvent inévitablement des questions : pourquoi transformer le SPF – Politique Scientifique en une administration générale ? Que va-t-elle pouvoir encore initier comme politique de recherche ?

Comment garantir une autonomie de gestion des institutions scientifiques fédérales tout en les poussant au partenariat public-privé ? Quel va être le statut et le management du personnel de ces institutions ? Pourquoi ne pas avoir créé un intérêt notionnel culturel pour le patrimoine fédéral ?
Si une concertation avec les Régions est souhaitable, le vocabulaire utilisé dans la déclaration gouvernementale soulève à nouveau des questions : pourquoi parler de concordance et pas de concertation entre entités fédérales et fédérées ?
Pourquoi parler de concordance politique et non pas de concordance scientifique de la recherche vis-à-vis des Régions ?
Comment va-t-on concilier la logique de la recherche fondamentale avec la logique de la recherche appliquée à laquelle les Régions, focalisées sur le développement économique, seront plus sensibles ?
Une menace pèse-t-elle sur les programmes de recherche qui renvoient à des enjeux de long terme auxquels la Belgique doit faire face, impliquant les sciences sociales ainsi que des approches multidisciplinaires, et justifiant notamment les PAI ? Une question plus cruciale se pose en définitive : comment mesurer le "retour sur investissement " en ce qui concerne la recherche fondamentale ?
Philippe Mettens, président du Comité de direction de Belspo, souligne sur son site web combien son administration est efficace en raison de la diversité de ses activités et de son expertise, de sorte que la Belgique existe dans différents domaines au niveau international. Il se réjouit que son administration soit ouverte sur l’art, sur la poésie, sur la science.

La diversité dans les objectifs de recherche mérite réflexion. Le prestigieux journal scientifique Nature vient de publier une lettre ouverte signée par de nombreux chercheurs européens dénonçant le désengagement public dans la recherche scientifique en Europe (Nature 514, 141 (09 October 2014) doi:10.1038/514141a) : « The policy-makers and leaders of an increasing number of nations have completely lost touch with the reality of research ». En effet, les politiques d’austérité n’épargnent pas la recherche. Or, en période de crise économique, la recherche devrait être renforcée pour réduire la vulnérabilité des nations et de leur économie. La focalisation sur la recherche appliquée pour accentuer l’impact sur le marché est contestable car l’innovation est le résultat d’une arborescence complexe dont la recherche fondamentale compose les racines. En outre, la rationalisation conduit à sélectionner et à réduire l’expertise. Il n’est pas établi que cette option permette de mieux faire face aux défis technologiques et sociétaux de demain. En réalité, la recherche ne devrait pas être tributaire des agendas politiques car elle vise l’investissement dans le futur, l’investissement dans la connaissance.

3. Quelques commentaires

- Au sujet du régime de chômage avec complément d’entreprise (nouvelle appellation de la prépension), l’accord de gouvernement indiquait que « Les travailleurs qui, au plus tard, à la date du 31 octobre 2014 sont mis en préavis peuvent encore prétendre aux conditions actuelles ». Cette date du 31 octobre a été reportée au 31 décembre 2014 par décision du Conseil des ministres restreint. Dès lors, afin de bénéficier du système de prépension aux conditions actuelles dans chaque université, le préavis doit commencer au plus tard le 31 décembre 2014, et donc, en fonction des congés et fermetures, être transmis le 24 décembre 2014.
- Le crédit temps " fin de carrière " à 55 ans peut encore être introduit avant le 31 décembre 2014. Celle ou celui qui a la possibilité et qui souhaiterait prendre un crédit-temps dans cette formule a grand intérêt à le faire le plus vite possible.
- Les intentions du gouvernement concernant les pensions sont inspirées du rapport de la Commission de réforme des pensions 2020-2040, mise sur pied en 2013 par les Ministres Laruelle et De Croo dans le gouvernement précédent. Cette commission a rendu son rapport "Un contrat social performant et fiable " en juin 2014, consultable sur pension2040.
belgique.be/fr/
.
Voir, en particulier pour ce qui concerne la pension publique et donc celle du personnel académique et scientifique définitif, une des annexes de ce rapport : " Avenir des pensions dans le secteur public ". Ainsi, l’accord de gouvernement prévoit qu’en cas de pension anticipée — certes, rare au sein du PAC — que les droits à la pension seront calculés au tantième 1/60ème et que la bonification pour diplôme serait diminuée de 6 mois par an.
L’accord prévoit aussi la suppression de la prise en considération des années comme contractuel dans le calcul de la pension publique. Les mesures envisagées pourraient donc modifier encore plus rudement les dispositions — déjà contestées— de la loi de décembre 2011 sur les pensions du secteur public.
A cet égard, nous rappelons les documents de janvier 2012 des délégations CNE du personnel et qui sont toujours consultables sur : www.desy.ucl.ac.be/CNEUCL/LaPensionDuPersonnelAcademique
- A propos de la réduction du précompte professionnel des chercheurs, mesure qui est confirmée, il convient de souligner cependant qu’est ignorée notre demande visant à mettre sur pied un organe paritaire chargé de négocier l’affectation, notamment en emplois, de cette importante source de financement des universités et du FNRS.

4. Epinglées : quelques-unes des autres mesures de l’accord
- Concernant les rémunérations, l’accord prévoit « une prolongation de la modération salariale », et envisage aussi un système de « rémunération plus en rapport avec la compétence et la productivité à la place d’une simple augmentation linéaire en fonction de l’âge ou de l’ancienneté ».
- Le gouvernement souhaite la généralisation de l’annualisation du temps de travail.
- Dans les soins de santé, la norme de croissance serait réduite de 3% à 1,5%, en plus d’autres économies, ce qui devrait rapporter 2,9 milliards €. (Syndicaliste CSC, n°811)
- Dans les services publics, il est prévu de ne remplacer qu’un seul fonctionnaire sur 5, de diminuer les subsides à Bpost et à la SNCB, ainsi que de réaliser d’importantes économies sur les frais de fonctionnement (28%) et d’investissements (32 %). (Syndicaliste CSC, n° 811). Le travail intérimaire serait désormais autorisé dans le secteur public.
- Concernant les institutions culturelles fédérales (Théatre royal de la Monnaie, Palais des Beaux-Arts, Orchestre national de Belgique), "le gouvernement fédéral maintient son investissement, en étroite concertation avec les communautés. Il examinera comment des synergies et des gains d’efficacité peuvent être réalisés grâce à une étroite collaboration
entre l’ONB et la Monnaie." Suite aux protestations, l’économie demandée a été diminuée partiellement. Ce qui montre que cela vaut la peine de se mobiliser.

- Pour les allocataires sociaux, sont envisagés :
- la dégressivité renforcée des allocations de chômage
- une adaptation de la définition de l’emploi convenable
- une enquête sur les revenus pour les chômeurs de longue durée
- un service à la collectivité pour les chômeurs de longue durée (2 demi-journées par semaine)
- la réduction de moitié de l’allocation de garantie de revenus après 2 ans à temps partiel
- la suppression du complément d’ancienneté pour les chômeurs âgés à partir du 1er janvier 2015
- la révision des critères pour bénéficier d’une allocation d’insertion à la sortie des études
- l’abaissement du seuil d’âge de 30 à 25 ans pour bénéficier d’une allocation d’insertion.

- En ce qui concerne les étudiants de l’enseignement supérieur : les étudiants qui auront terminé leurs études, sans avoir trouvé d’emploi, n’auraient pas droit à une allocation d’insertion, s’ils ont plus de 25 ans. En outre, le stage étant de 12 mois, il leur faudrait avoir terminé leurs études à 24 ans, moins un jour. Il serait alors pratiquement impossible pour les étudiants du supérieur d’accéder à l’allocation d’insertion, ce qui les feraient dépendre de leurs parents s’ils n’ont pas un emploi immédiatement après la fin de leurs études.

L’ensemble de ces mesures ne peut laisser indifférents les membres du personnel des universités et justifie, si
nécessaire, les actions de protestations en cours. Nous vous invitons à y prendre part.
Il pourrait en effet en être autrement … Il devrait en être autrement !

Pour en savoir plus, voir : www.cne-gnc.be, en particulier « Le Droit de l’employé » de novembre 2014.

Le gouvernement affirme qu’il aime la concertation sociale. Sans doute comme les termites aiment les charpentes... ? Willy Borsus force même une espèce de sourire pour essayer de dire dans la presse de ce matin combien il nous aime. Bart De Wever nous demande, avec un air presque sincère « nous n’avons encore rien fait ; je vous demande simplement de m’accorder le bénéfice du doute… ». Soyons clairs : l’accord du gouvernement veut imposer un saut d’index (fruit de la concertation sociale), interdire de négocier les salaires (enjeu principal de la concertation), casser les droits construits par la concertation, affaiblir la Sécu… Ce gouvernement veut se mêler de tout, s’imposer dans la concertation entre patrons et syndicats, casser tous nos accords récents (par exemple sur le droit à la formation). Il n’a pas voulu négocier ses projets avec les syndicats : il veut seulement nous inviter quand tout est décidé à emballer ses cadeaux empoisonnés. Nous sommes pour la concertation sociale. Mais pas pour une concertation bidon. Pour prétendre représenter dignement les travailleurs, nous ne pouvons pas accepter le rôle de carpettes ou de potiches que nous propose la concertation « made in MR – N-VA ». Monsieur De Wever, vous nous demandez le bénéfice du doute… C’est comme si au milieu de la nuit je trouvais dans l’entrée de ma maison un type qui vient de fracturer ma porte avec un pied-de-biche, et qu’il me disait « voyons, cher Monsieur, je ne vous ai encore rien volé, ne me traitez pas de cambrioleur, donnez-moi le bénéfice du doute ». Soyons de bon compte : accordons à Bart De Wever la même confiance qu’à cet individu au pied-de-biche… Soyons tous à Bxl ce 6 novembre http://www.cne-gnc.be/index.php?m=151&e=2014-11-06 et re-créons, par l’expression d’un rapport de force clair, les conditions d’une négociation digne de ce nom.
Felipe Van Keirsbilck

Face au catalogue des horreurs du gouvernement Monaco, la riposte syndicale ne s'est pas fait attendre : le front commun CSC-FGTB-CGSLB a annoncé un plan d'action de grande ampleur:

  • 6 novembre : manifestation nationale CSC-FGTB-CGSLB à Bruxelles

A partir du 24 novembre grèves « tournantes » :

  • 24 novembre : provinces de Hainaut, Luxembourg, Anvers et Limbourg
  • 1 décembre :    provinces de Namur, Liège, Flandre-Orientale et Flandre-Occidentale
  • 8 décembre :    provinces du Brabant Flamand, Brabant Wallon et Bruxelles
  • 15 décembre :  grève générale